En novembre 2025, 117 568 personnes se sont inscrites sur le site Mois sans tabac. Peut-être vous ? Bravo !
- Oups, vous avez reporté votre inscription de jour en jour ? Comme moi !
- Vous regrettez d’avoir « loupé le coche » ? Suivez les conseils de Marie-Eugénie Condamin, interviewée par VosgesFM.
Mais si votre diablotin vous dit : « continue à fumer, c’est ton choix et tu es libre… ». Aucun doute, il est copain avec le mien !
#Libre de fumer. J’assume. Mais suis-je vraiment libre ?
À force d’interdits, rares sont les endroits où je peux « en griller une ».
- Au travail, on m’a construit « un abri » pour fumer avec mes « collègues ». Pire, je badge pour sortir et entrer. Vive la liberté ! Bientôt, on m’ôtera des RTT (ne riez-pas, ça finira comme ça…. Déjà, en Angleterre, certains non-fumeurs touchent une prime…).
- À la maison, je fume sur le balcon, ou sur le pas de la porte. Ici, pas de badgeuse, mais le froid, la pluie, ou la canicule. Ça calme.
- Dans ma voiture, et en présence de mineurs, je risque une contravention de 3e classe (68€) en cas de contrôle (rares, je vous l’accorde). Mais en bon citoyen je fume juste en présence d’adultes, et après avoir demandé l’autorisation de fumer dans MA voiture.
- Près de l’école, au square, au départ de randonnées, des panneaux « zone sans tabac » fleurissent (et les fleurs se font rares).
- Pire, j’ai lu dans une #actusFMS qu’un mégot pollue à lui seul jusqu’à 500 litres d’eau. Mais comme je jette les miens à la poubelle, je déculpabilise. “Oui, mais après, où vont-ils ?” ajoute ma petite voix (de la sagesse). Pfff.
Certes, je peux braver les interdits, mais la plupart du temps, chaque cigarette me demande des efforts pour savoir où fumer, à quelle heure et pendant combien de temps. Pardonnez-moi l’expression, mais ça me tape sur les nerfs (et une cigarette me calme).
Bref, ces dernières années, ma liberté de fumer a pris du plomb dans l’aile.
#Libre de fumer et en bonne santé. Enfin j’espère…
Sur les paquets de cigarettes, dans les médias, à la radio, à la télé, sur les affichages… on me noie sous les informations sur les risques que je prends en fumant.
A les entendre, et si j’arrête, je ne serai pas l’une des 75000 personnes décédées cette année, en France, à cause du tabac.
Plus fort encore…
- Après 20 minutes d’arrêt de fumer : tension et rythme cardiaque se normalisent.
- Après 1 an : risque d’infarctus divisé par deux.
- Après 10 ans : risque de cancer du poumon réduit de moitié.
Bref, si j’arrête de fumer, je vais retrouver ma jeunesse (ou presque).
Partout et en tout temps, les « non-fumeurs » tentent de me convaincre.
- Je tousse ? Un reproche tombe : « c’est forcément à cause de tes cigarettes ».
- Je m’essouffle, je peine à monter les escaliers ? On me remet ça sur le tapis.
- Je chipote dans mon assiette ? Nouvelle rengaine : « la cigarette tue le goût, et coupe l’appétit… »
Trop souvent, je rassure mon entourage : « oui, tout va bien ». Mais, sans le convaincre vraiment.
Ni, clouer le bec à ma petite voix : “et si c’était faux ?”. Arrfff ! C’est grave docteur ?
#Libre de gérer mon budget comme je l’entends
Au fil des ans, cette affirmation est celle qui me “pèse” le plus. Et pourtant, c’est la seule vraie liberté qu’il me reste en fumant.
Là, c’est « mon choix » et j’assume.
- Enfin, presque… avec un prix moyen de 12€50 par paquet,
- c’est quand même 388€ pour 31 jours,
- mais ouf, y’a des mois à 27 ou 28, et 30 (et je grapille quelques euros).
J’ai 45 ans, et je fume depuis l’âge de 15 ans…
- En 30 ans, mon budget clops s’élève à 139 680 euros.
- Tout ça ? Intox ! Autrefois, le tabac coûtait moins cher…
- Mais ma petite voix surenchère : “Mais tu gagnais moins aussi”.
- C’est pas faux.
Et quand on touche à mon porte-monnaie, j’entends l’argument : 388 € partis en fumée par mois c’est quand même une somme !
Bref, je l’admets, ma liberté de fumer plombe mon budget.
#Libre d’arrêter de fumer, à partir d’aujourd’hui…
Ok, j’ai loupé le Mois sans tabac 2025.
Mais qui le sait à part moi ?
Personne sauf l’équipe du CSAPA de la f’ms…
… car après 30 ans de tabac passif, le viens j’ai pris un rendez-vous. Et vous, c’est pour quand ?
A propos du CSAPA
Le Centre de Soins, d’Accompagnement et de Prévention contre les Addictions (CSAPA) de la f’ms prend en charge :
- toute personne sous l’influence d’un produit psychoactif (licite ou non), comme l’alcool, le tabac, tout médicament détourné de son usage, drogue (cannabis, cocaïne…) ;
- ou toute personne dont le comportement excessif la rend addicte (jeux en ligne, jeux de grattage, casino, réseaux sociaux, jeux vidéo, achats compulsifs…).
Le CSAPA de la FMS est réparti sur 3 sites géographiques :
- Epinal
- Remiremont
- Saint-Dié
… il organise également des permanences dans les principales villes des Vosges.
L’équipe est tenue au secret professionnel.
À propos de la f’ms
Depuis 105 ans, la f’ms répond aux besoins de la population dans de nombreux domaines du secteur social et médico-social…
- L’insertion sociale, économique, professionnelle, liée au logement
- L’accompagnement des personnes âgées et handicapées
- La protection des enfants, des adolescents et l’accompagnement familial
- Le soin des personnes en situation d’addiction
- L’information, la formation et la recherche dans le domaine social et médico-social
Suivez #actusfms sur www.f-ms.fr et sur les réseaux sociaux
- Facebook f’ms
- Brasserie du Bois Joli (ESAT Florébois)
- Les Serres de l’ESAT de Darney (ESAT Florébois)
- L’ACI C’2act
- Restaurant La Porte de la Forêt – Darney (ESAT Florébois)
La f’ms est implantée dans les Vosges (en Lorraine) et en Haute-Saône (Saint-Loup sur Semouse et Lure).
Elle réalise des prestations en Meurthe-et-Moselle, dans la Meuse, l’Aube et la Haute-Marne.
Et elle dispose de 51* établissements et services, travaille avec 695 salariés et bénévoles et elle a accompagné 9999 personnes en 2024.
* le 51e service (dédié aux enfants) s’est ouvert en octobre 2025.